Manuelle Haeringer Artiste de cirque aérienne – comédienne

Manuelle Haeringer
Banshee

BANSHEE

Pièce aérienne sur fond d’écume, 14′

Commande du Département de la Vendée pour le Salon Nautique 2007 (Paris)

Conception & interprétation  : Manuelle Haeringer

Création électro-accoustique & enregistrement voix : Stéphane Comon

Voix : Manuelle Haeringer

.

………………………………………………………***…………………………………………………..

Extraits bande son :

– Le vent faisait chanter la carcasse de la baleine jadis échouée sur la plage. Et les mouettes criaient en troupe affolée entre le sable et les vagues vertes de l’océan. Je te regardais arriver les mains enfouies dans ton caban de marin au col relevé. Tu marchais la tête basse et le front buté. Je me demande encore comment tu as trouvé (…)…
– Il y a quelqu’un, ce marin qui dort, ou peut-être qu’il songe. Et ceux qui songent les yeux ouverts ne savent pas quand leur songe prend fin.
– Puisqu’il faut toujours que l’on parte…
– Au large, là où les vagues se brouillent en une surface indistincte, la houle se forme. D’abord un gonflement, pareil à un muscle sous la peau, puis une sorte de ride qui avancera vers le rivage. Bientôt cela devient une grosse volute, trouble comme de l’absinthe. Et qui change sans cesse de couleur en se rapprochant(…)
Vertèbre cassée de la queue d’un monstre fabuleux….Viendra déferler sur la côte.
– Puisqu’il faut toujours que l’on parte.
…………………………………………– Marin ! Marin ! Ce lieu n’est pas sûr, dit la sirène de la mer.
……………………………………….– Il partit, c’était fatal.
…………………………..– Mais l’océan et le granit ne sont pas de compagnons de tendresse. Ils rendent les absences plus définitives, détruisent la complaisance de se plaindre …………………………..et donnent à la lucidité sa véritable ampleur. C’est pour ça que je ne t’ai jamais oublié.
– Magellan force le passage, de l’autre côté du détroit, réunit ses capitaines : « Nous nous enfoncerons dans cet océan jusqu’à ses limites, dussions-nous manger le cuir de nos gréements. » On sait qu’il en fut ainsi.
– Au long de mes routes, si des étreintes de passage m’ont arraché des cris, aucune, aucune n’a su réchauffer mon corps. Un jour je lèverai l’ancre pour des horizons calcinées, afin de retrouver ton sillage matelot du diable !

………………………………………………………………………………………………….. ***

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *